Maladies sexuellement- transmissibles ou MST est un terme qui regroupe toutes les maladies qui peuvent être transmises lors d’un rapport sexuel non protégé, quel que soit le genre de pratiques entre les partenaires. Elles peuvent aussi être transmises par voie sanguine via la transfusion de sang, par l’usage commun d’une seule seringue pendant le moment de dopage et l’allaitement maternel.

MST et IST : quelle nuance entre ces deux termes ?

Les infections sexuellement transmissibles (IST) est une expression récemment apparue pour désigner les MST par le fait qu’une maladie soit affirmée en présence des symptômes correspondant. Alors que la plupart de ces MST ne présentent aucun signes visibles ou présentent seulement des signes très discrets. De ce fait le terme infection est plus approprié pour ces maladies provoquées par divers agents pathogènes. On peut prendre l’exemple du SIDA, maladie qui ne se manifeste qu’après plusieurs années de l’infection par le virus. Donc de par cette expression les populations sexuellement actives sont incitées à dépister ces maladies à défaut de symptômes ce qui lui confère sa légitimité.

Facteurs de risque des IST

Les rapports sexuels à risque  avec une personne infectée constitue le facteur de risque majeur des IST. D’autres facteurs entrent aussi en jeux tels que le partage des matériaux d’injection lors des usages toxiques, le partage des effets personnels des personnes infectées (rasoirs, brosse à dent…). À cela s’ajoute les tatouages et les piercings effectués dans des établissements non réglementaires, les relations sexuelles précoces des adolescents; le bas niveau socio culturel. Il existe des groupes de personnes plus à risque de contracter la maladie : les travailleurs du sexe, les professionnels en contact avec du sang, les enfants issus de mères séropositives non traitées qui allaitent.

Les moyens de protection

De nos jours on peut soigner la majorité des maladies sexuellement transmissibles, les traitements sont efficaces et simples à condition qu’ils doivent être adaptés à chaque pathologie. En plus, il faut aussi traiter le ou les partenaires pour éviter une nouvelle transmission. L’utilisation des préservatifs est l’unique moyen assuré de se protéger surtout pour les pratiques des relations sexuelles douteuses (fellation…). Il existe deux types de préservatifs :

– Un préservatif MST pour le genre masculin à usage unique, non encombrant, facile à utiliser et dont l’efficacité de protection est plus sûre vis-à-vis des grossesses non désirées et surtout des infections sexuellement transmissibles.

– Un préservatif pour le genre féminin facile à utiliser mais nécessitant un apprentissage pour la mise en place. C’est un moyen de protection aussi sûre que celui du genre masculin vis-à-vis des grossesses non désirées mais aussi sur les infections sexuellement transmissibles.

Ces deux articles sont faciles à se procurer à prix très modeste, on peut les acheter sans ordonnance dans toutes les pharmacies.

La prévention : la meilleure des protections

La prévention occupe une place importante dans la réduction de la transmission des infections sexuellement transmissibles et leur propagation. À part l’utilisation de préservatif à chaque rapport sexuel douteux, chaque personne est invitée à pratiquer des tests pour savoir son statut vis-à-vis des infections sexuellement transmissibles. Surtout avec celles capables de mettre en jeu leurs avenirs ainsi que celui de ses descendances et même son pronostic vital.

Le dépistage reste la meilleure des protections. Le dépistage des porteurs sains des agents pathogènes réguliers pour les personnes sexuellement actives demeure le plus important moyen de lutte contre les infections sexuellement transmissibles dont l’incidence ne cesse accroître dans le monde. Elles sont devenues un véritable problème de santé publique non seulement par le coût du traitement qui s’avère très onéreux mais surtout sur son impact sur sa morbidité et ses conséquences sur le plan socio-économique du pays.

En plus d’une protection adéquate lors de rapports sexuels, notamment grâce au port d’un préservatif MST masculin ou féminin. Il existe aussi des vaccins contre certains agents infectieux, tels que le virus de l’hépatite B (VHB) responsable d’une hépatite fulminante ou d’un cancer hépatique toujours mortel et le papillomavirus humain (PVH). Ce dernier est le responsable des verrues et du cancer du col utérin chez la femme.

En cas de doute, il est également recommandé d’effectuer un test de dépistage des MST car un dépistage précoce permet une prise en charge médicale rapide et limite le risque de contagion. Dans le cas du VIH SIDA ce dernier moyen joue un rôle primordial, car un dépistage précoce suivi d’un traitement rapide bien conduit dans un centre spécialisé permet d’allonger l’espérance de vie du malade. Cela ne modifie pas ses désirs d’avoir une descendance car actuellement notre avancée dans le domaine de la science permet aux femmes atteintes du VIH SIDA d’être enceintes et d’accoucher de son enfant sans qu’il n’y ait transmission de la maladie avec une forte probabilité.

Mais quoi qu’il en soit une meilleure protection est toujours la plus fiable, et cela grâce à l’unique moyen qui est l’utilisation du préservatif masculin ou féminin qui est capable de protéger contre les grossesses non désirées et surtout des infections sexuellement transmissibles.